(Note de l’éditeur : 3E élargit sa couverture de l’actualité afin de fournir à ses clients des informations sur des sujets qui permettent de créer un monde plus sûr et plus durable en protégeant les personnes, en sauvegardant les produits et en aidant les entreprises à se développer.Les articles “Breaking News” vous tiennent au courant de l’actualité au moment où elle se produit).
Après un long et difficile parcours, le Conseil de l’UE a approuvé la directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable des entreprises (DDDCE, alias DDCS) le 24 mai 2024. Le Parlement européen ayant approuvé la CS3D le 24 avril 2024, cette étape représente le dernier obstacle avant son entrée en vigueur en septembre 2024. Les États membres ont jusqu’à septembre 2026 pour l’intégrer dans leur droit national.
L’objectif de la CDD est de s’assurer que les organisations visées prennent des mesures raisonnables pour prévenir les violations potentielles des droits de l’homme et les impacts environnementaux en leur sein et tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. Elle exige que les organisations identifient les risques, s’efforcent de prévenir les impacts négatifs, intègrent la diligence raisonnable dans les politiques et les systèmes de gestion, et contrôlent l’efficacité de toutes les mesures qu’elles mettent en place.
Les organisations doivent également disposer d’un plan détaillé d’atténuation du changement climatique qui démontre leur contribution à l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.
Les États membres de l’UE seront chargés de contrôler le respect de la législation et d’imposer des sanctions pécuniaires dont le montant maximal ne pourra être inférieur à 5 % du chiffre d’affaires net mondial.
Le règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l’UE.
Un long et difficile chemin vers l’approbation
Depuis son développement initial en 2019, la CS3D a fait l’objet de plusieurs commissions parlementaires et de milliers d’amendements. Début 2024, alors que l’UE semblait sur le point d’approuver le texte final, les États membres ont commencé à retirer leur soutien en raison des inquiétudes suscitées par l’impact qu’il aurait sur les petites et moyennes entreprises et par le nombre total d’organisations auxquelles il s’appliquerait.
Le texte final est loin des ambitions du projet initial, et le nombre d’entreprises entrant dans son champ d’application est beaucoup plus faible. Au lieu de s’appliquer aux organisations employant au moins 500 personnes et réalisant un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, elle s’applique désormais aux organisations employant au moins 1 000 personnes et réalisant un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros.
Une victoire importante pour le développement durable et la chaîne d’approvisionnement éthique
Malgré les révisions, la CS3D reste un outil puissant pour responsabiliser les organisations. “La directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable des entreprises nous donnera la possibilité de sanctionner les acteurs qui ne respectent pas leurs obligations”, a déclaré Pierre-Yves Dermagne, vice-premier ministre et ministre de l’économie et de l’emploi de Belgique. “Il s’agit d’un pas concret et significatif vers un meilleur lieu de vie pour tous.
Les experts en environnement s’accordent à dire que la CS3D marque une étape monumentale sur la voie de la durabilité et des chaînes d’approvisionnement éthiques. “Près de deux ans plus tard, nous y sommes enfin”, a déclaré Cassidy Spencer, analyste de la recherche sur la réglementation en matière de développement durable chez 3E. “L’approbation de la directive sur le devoir de diligence des entreprises en matière de développement durable constitue une avancée majeure, non seulement pour l’Union européenne, mais aussi à l’échelle mondiale. Cette directive pousse les entreprises à aborder les questions relatives aux droits de l’homme et à l’environnement tout au long de leur chaîne d’approvisionnement, ce qui a un impact sur les opérations dans le monde entier. Il s’agit de créer un avenir durable tout en obligeant les entreprises à respecter des normes éthiques.
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A propos de l’auteur : Graham Freeman est un journaliste de 3E basé à Toronto, où il couvre l’actualité des ESG et du développement durable. Graham est rédacteur de contenu et rédacteur technique dans l’industrie technologique depuis plus de dix ans. Il a également travaillé comme professeur et conférencier à l’université Queen’s, à l’université de Toronto et au George Brown College.
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