Le ministre canadien de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, a annoncé le lancement officiel de l’Agence canadienne de l’eau le 16 octobre 2024. M. Guilbeault a fait cette annonce lors d’une conférence de presse réunissant des représentants de tous les niveaux de gouvernement et des membres des Premières nations du Canada au marché de La Fourche, à Winnipeg (Manitoba). L’agence servira de point focal fédéral pour la collaboration entre toutes les parties prenantes – y compris les provinces, les territoires et les peuples autochtones – en ce qui concerne les décisions relatives à l’eau douce du Canada. Elle a pour mission de protéger et de gérer les ressources en eau douce du Canada, d’améliorer la qualité de l’eau et de promouvoir des opportunités économiques responsables tout en s’efforçant d’atténuer l’impact du changement climatique. “L’agence aidera le gouvernement du Canada à mieux faire face aux défis météorologiques actuels et futurs”, a déclaré M. Guilbeault. “Nous devons être mieux préparés à l’avenir. Nous devons reconnaître que l’eau devient plus rare et plus précieuse. Nous avons la responsabilité de protéger les eaux dont nous disposons. Une Agence canadienne de l’eau forte nous aidera à faire tout cela et à relever les nouveaux défis qui se présenteront. La nouvelle agence assurera la direction de la politique de gestion des ressources en eau douce du Canada, soutiendra les opportunités et le financement pour l’inclusion des autochtones, utilisera la science et les données relatives à l’eau douce et encouragera la collaboration entre le Canada et les États-Unis sur les ressources partagées aux frontières du Canada. L’agence aura son siège à Winnipeg et des bureaux régionaux dans différents endroits du Canada, ce qui l’aidera à mieux comprendre les nuances locales liées aux ressources en eau. Bien que l’Agence canadienne de l’eau soit appelée à devenir une entité autonome, elle existe actuellement au sein d’Environnement et Changement climatique Canada, où elle met en place ses structures départementales.
Une approche de la gestion de l’eau basée sur les données
Selon les statistiques du gouvernement canadien, le Canada a accès à 20 % de l’eau douce mondiale et à 7 % de l’eau douce renouvelable, ce qui lui confère l’une des plus grandes réserves renouvelables d’eau douce au monde. Il dispose ainsi de plus de 2 millions de lacs et de rivières sur trois côtes, à travers les frontières internationales, provinciales et territoriales. L’eau du Canada est un élément important de son environnement et de sa croissance économique et joue un rôle essentiel dans la vie culturelle et spirituelle de ses peuples autochtones. Avec des ressources en eau aussi abondantes, la collaboration entre les parties prenantes n’a pas toujours été facile. Lorsque des organisations ont besoin d’accéder à des données pour prendre des décisions concernant l’environnement marin, les opportunités économiques, les risques d’inondation ou les implications sanitaires de l’accès à l’eau potable, ces données existent souvent dans de nombreux endroits différents, y compris les gouvernements fédéral, provinciaux et locaux, les institutions académiques, les institutions non gouvernementales et l’industrie. En raison de la fragmentation des données collectées et de l’absence d’approches normalisées en matière de collecte, d’analyse et de partage des données, travailler sur les ressources en eau du Canada a souvent été un exercice de frustration. L’Agence canadienne de l’eau supervisera la stratégie nationale sur les données relatives à l’eau douce. Cette stratégie fournira à tous les Canadiens une source unique de données normalisées de haute qualité sur les ressources en eau douce, ce qui favorisera la prise de décision fondée sur des données. Le changement climatique constituera également un volet important du mandat de l’agence. “Dans de nombreuses régions du monde, si ce n’est dans la plupart, la crise climatique sera une crise de l’eau”, a déclaré M. Guilbeault. “Nous le constatons ici, au Canada, dans un pays qui a la chance de disposer de tant d’eau douce et dont certaines parties sont pourtant confrontées à des sécheresses. Selon M. Guilbeault, ce sont les agriculteurs canadiens qui ont le plus souffert de cette crise, car les pénuries d’eau ont eu un impact sur leur capacité à cultiver et à élever du bétail.
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