Les dossiers sur la REP examinent les responsabilités élargies des producteurs (REP) sur les marchés desservis par 3E. Ils s’appuient sur les avis d’experts de notre équipe de recherche et sur les données exclusives de 3E pour explorer le paysage réglementaire de la REP et aider les lecteurs à déterminer leurs obligations dans les juridictions où ils exercent leurs activités.
Belgique
La législation principale de la Belgique en matière de gestion des déchets et de responsabilités en matière de REP est la suivante Accord sur les déchets d’emballages de 2008qui s’applique à toutes les régions de Belgique. Les producteurs d’emballages belges doivent informer les autorités des quantités d’emballages mises annuellement sur le marché belge, reprendre tous les emballages par le biais d’opérations organisées de récupération et de recyclage, et présenter tous les trois ans des plans de prévention décrivant les efforts déployés pour réduire au minimum les déchets d’emballages.
Types d’emballages
L’accord sur les déchets définit les déchets par leur fonction plutôt que par leur matériau. Les emballages peuvent donc être constitués de n’importe quel matériau, pourvu qu’ils protègent les marchandises et facilitent leur manutention, leur présentation et leur transport vers les clients. Les matériaux d’emballage sont des matériaux simples ou composés d’origine naturelle ou artificielle, et le plastique est considéré comme un polymère.
Les types d’emballage sont soit primaires pour la vente, soit secondaires pour les groupes, soit tertiaires pour le transport, soit des services à utiliser au point de fourniture des biens. Les emballages non réutilisables sont considérés comme des emballages à usage unique et sont soumis à l’obligation de reprise par le producteur.
Le décret belge sur les déchets d’emballages pour 2020 introduit des définitions spécifiques pour les sacs en plastique.
Producteurs
Le terme « producteurs » s’applique à toute personne qui met des produits emballés sur le marché en Belgique, y compris les producteurs et importateurs nationaux et étrangers d’emballages ménagers, industriels et de services.
Le Comité interrégional de l’emballage (CIE ) supervise la mise en œuvre de la directive européenne 94/62/CE dans la législation belge. Elle identifie quatre types de producteurs :
- Les producteurs de type A conditionnent les produits en Belgique et les mettent sur le marché belge.
- Les producteurs de type B importent des produits conditionnés pour le marché belge.
- Les producteurs de type C produisent des déchets industriels à partir de produits qui n’entrent pas dans les catégories A ou B.
- Les producteurs de type D commercialisent des emballages de service sur le marché belge. Les emballages de service comprennent des articles tels que le papier d’emballage, les sacs à pain, les boîtes à pizza et les sacs de caisse.
Exigences
L’IRPC définit les objectifs minimaux spécifiques de recyclage des emballages ménagers et industriels. Ces objectifs ont été fixés en 2023 et augmenteront en 2030.
Au stade de la précommercialisation, les producteurs doivent élaborer un plan de prévention tous les trois ans, bien qu’ils puissent déléguer cette responsabilité à une autre entité juridique au moins 12 mois avant l’échéance du plan.
L « accord de 2008 sur les déchets d’emballages prévoit des taux de valorisation et de recyclage pour les obligations de reprise des producteurs. Les producteurs qui mettent sur le marché au moins 300 kilogrammes d’emballages par an doivent supporter le coût de la collecte, de la valorisation et de l » élimination des déchets d’emballages et doivent atteindre des objectifs de valorisation et de recyclage.
Organisations de responsabilité des producteurs
La plupart des producteurs doivent adhérer à l’une des deux organisations de responsabilité des producteurs (ORP) en Belgique : Fost Plus pour les emballages ménagers et Valipac pour les emballages industriels. Si un producteur gère les deux types de déchets, il doit adhérer aux deux organisations. Les OPR remplissent les obligations de reprise et d’information pour leurs membres. Les entreprises qui mettent moins de 300 kg d’emballages sur le marché chaque année ne sont pas obligées d’adhérer à une OPR.
Les producteurs responsables uniquement des emballages de type C ou qui organisent la collecte des déchets auprès de leurs clients peuvent se déclarer Commission interrégionale de l’emballage (CIE) pour remplir leurs obligations.
Les vendeurs de produits emballés sont tenus de reprendre les déchets d’emballages générés par les produits qu’ils ont mis sur le marché, même s’ils sont membres d’OPR, et ils doivent mettre des conteneurs à disposition à cet effet.
Rapports
Les producteurs doivent présenter un rapport annuel à l’IRPC avant le 31 mars. Les rapports doivent indiquer la quantité totale et la composition des emballages mis sur le marché, la quantité de déchets récupérés et éliminés, la quantité totale de marchandises dont l’emballage est réutilisable et la quantité totale d’emballages contaminés par des substances dangereuses. Les OPR rempliront les rapports au nom de leurs membres.
Les producteurs qui mettent annuellement plus de 300 tonnes d’emballages et/ou 100 tonnes d’emballages à usage unique sur le marché belge doivent préparer tous les trois ans un plan de prévention résumant les mesures visant à réduire les déchets d’emballages et à encourager la réutilisation. Ce plan doit être soumis à l’IRPC avant le 30 juin pour évaluation.
Honoraires
Les OPR fixent leurs propres tarifs d’adhésion. Les tarifs de Valipac sont basés sur la quantité de matériaux collectés et sur la recyclabilité de ces matériaux. Ils varient de 17 €/tonne pour les matériaux recyclables à l’exclusion du plastique, à 53 €/tonne pour le plastique et à 80 €/tonne pour les matériaux non recyclables.
Les tarifs du Point vert reflètent le coût de la collecte, du tri et du recyclage, avec une contribution minimale de 100 euros.
Il existe également une écotaxe sur les emballages de boissons, qui s’élève à 1,41 € par hectolitre pour les emballages recyclables et à 9,86 € par hectolitre pour les emballages à usage unique. Cette taxe ne s’applique pas aux contenants de lait et de produits laitiers.
Luxembourg
La loi luxembourgeoise de 2017 sur les emballages et les déchets d’emballages (modifiée en 2022) fournit des indications sur les exigences de la REP. Elle s’applique à tous les emballages mis sur le marché au Luxembourg, indépendamment de leur utilisation (professionnelle ou domestique) ou de leurs matériaux. Il existe également la loi sur certains produits en plastique qui crée des obligations supplémentaires pour les producteurs d’emballages à usage unique tels que les contenants d’aliments et de boissons, les sacs en plastique et les emballages souples.
L « Administration de l » environnement du Luxembourg travaille avec les producteurs d’emballages pour s’assurer qu’ils respectent leurs obligations en matière de REP.
Types d’emballages
L’emballage est défini par sa fonction et doit faciliter la protection, le transport et la présentation des marchandises. Les emballages qui font partie intégrante du produit et qui seront utilisés et éliminés en même temps que le produit ne sont pas considérés comme des emballages.
La loi de 2017 sur les emballages et les déchets d’emballages définit le plastique comme un polymère auquel d’autres substances ont été ajoutées.
Il existe trois types d’emballage : l’emballage primaire pour la vente, l’emballage secondaire pour le conditionnement en unités et l’emballage tertiaire pour le transport. Les emballages de service, comme indiqué ci-dessous, sont soumis à des exigences supplémentaires en matière de REP.
Producteurs
Les producteurs sont des personnes physiques ou morales responsables de la mise sur le marché de marchandises emballées au Luxembourg. Il peut s’agir d’un établissement légal au Luxembourg, d’une entité opérant au Luxembourg qui reçoit des marchandises emballées importées, ou d’une entité extérieure au Luxembourg qui vend des marchandises directement aux consommateurs luxembourgeois.
Ce sont les producteurs qui sont responsables de la valorisation des emballages de service, et non l’entreprise qui les utilise au point de vente. Les emballages de service sont « tout emballage primaire ou secondaire utilisé au moment de la fourniture de biens ou de services au client ».
Exigences
L’annexe 1 de la loi de 2017 sur les emballages et les déchets d’emballages prévoit des normes de composition et de conception pour les emballages mis sur le marché au Luxembourg. Ces normes comprennent des exigences de conception d’emballages minimaux pour protéger le produit et faciliter la réutilisation, la récupération et le recyclage tout en réduisant l’impact sur l’environnement, notamment en limitant l’utilisation de produits chimiques nocifs ou dangereux qui pourraient produire des émissions lors de l’élimination. La législation limite également les quantités de plomb, de cadmium, de mercure et de chrome hexavalent présentes dans les emballages à un maximum de 100 parties par million en poids.
L’annexe 1 indique que les emballages doivent contenir des matériaux recyclés, être conçus pour optimiser la récupération d’énergie ou être compostables. Elle définit les emballages considérés comme réutilisables et précise que les étiquettes doivent indiquer le type de matériau utilisé, ce qui facilitera la récupération et le recyclage.
Les producteurs doivent informer les utilisateurs finaux des possibilités de réduction, de retour, de réutilisation ou de recyclage des déchets d’emballages et des effets négatifs des déchets de sacs en plastique sur l’environnement. Les vendeurs doivent également s’assurer que les utilisateurs finaux connaissent les possibilités de reprise, de réutilisation, de valorisation et de recyclage des emballages des produits qu’ils vendent.
Organisations de responsabilité des producteurs
Les producteurs d’emballages doivent participer aux OPR pour les déchets ménagers ou industriels non réutilisables, mais ils peuvent choisir de participer à l’OPR pour les emballages réutilisables ou de la gérer eux-mêmes. Les producteurs doivent informer l’Agence de l’environnement s’ils choisissent de gérer eux-mêmes leurs obligations de reprise. Les OPR peuvent facturer aux producteurs d’emballages non affiliés tous les coûts liés à la gestion ou à la valorisation de leurs déchets d’emballages.
Valorlux est le seul OP agréé par le ministère de l’Environnement , du Climat et de la Biodiversité luxembourgeois pour la gestion des emballages ménagers. Les OPR soumettent des rapports annuels à l’Agence de l’environnement avant le 30 avril de chaque année, indiquant les quantités et les catégories d’emballages mis sur le marché et les déchets d’emballages collectés, réutilisés, recyclés et valorisés.
Le gouvernement luxembourgeois a fixé des objectifs minimaux de recyclage à atteindre pour des matériaux tels que le plastique, le bois, le verre et le papier.
Rapports
Les producteurs d’emballages ont quatre obligations légales :
- Obligation de reprise : les producteurs doivent recycler et gérer les déchets d’emballages qu’ils mettent sur le marché.
- Obligation informelle : les producteurs doivent fournir à l’Agence de l’environnement des comptes détaillés de leurs réalisations en matière de recyclage.
- Obligation de prévention : les producteurs doivent réduire les emballages qu’ils mettent sur le marché.
- Obligation de déclaration : les producteurs doivent préparer un rapport annuel public sur leurs activités de REP.
Les producteurs d’emballages doivent fournir à leur OPR les déclarations des emballages qu’ils mettent sur le marché avant le 28 février de chaque année.
Droits et taxes
Les contributions à l’OPR sont déterminées par le type et la quantité d’emballages que les producteurs mettent sur le marché, avec une contribution minimale de 50,00 €. Les calculs sont basés sur les taux du Point vert et sur le système de déclaration.
Valorlux propose des méthodes de déclaration détaillées pour les producteurs qui ont une bonne connaissance de la composition de leurs emballages et des méthodes de déclaration simplifiées pour les producteurs qui n’en ont pas. Dans le cas des rapports simplifiés, les taux tarifaires sont calculés sur la base des unités de produits mises sur le marché.
Les emballages réutilisables ne sont pas soumis aux taxes PRO, et le Luxembourg n’a pas de taxes vertes ou environnementales associées aux emballages ou aux plastiques.
Netherlands
Les Pays-Bas disposent d’un cadre étendu pour la REP, avec des dispositions relatives à la REP pour presque tous les types d’emballages mis sur le marché, y compris les produits importés.
Types d’emballages
Les emballages peuvent être constitués de plusieurs types de matériaux : verre, papier, carton, plastique, aluminium, bois, etc. Pour les matériaux composites ou stratifiés, les producteurs doivent payer la contribution à la gestion des déchets d’emballages pour les différentes catégories de matériaux qui composent le composite, et chacun d’entre eux doit être déclaré séparément.
Les emballages en plastique sont soumis à des exigences particulières, notamment que les bouteilles en plastique soient composées d’au moins 25 % de matériaux recyclés et qu’elles soient munies d’un bouchon. Les contenants alimentaires et de boissons à usage unique en polystyrène sont également interdits.
Les récipients de boissons sont soumis à des restrictions particulières, notamment l’obligation pour les producteurs et les importateurs de prélever une consigne sur les récipients de boissons en plastique ou en métal d’une capacité inférieure à trois litres.
Il existe trois types d’emballage : l’emballage primaire pour les ventes aux consommateurs, l’emballage secondaire pour les ventes en unités multiples et l’emballage tertiaire pour faciliter le transport des produits.
Les emballages auxiliaires dont les composants font partie de l’emballage et ont une certaine fonction d’emballage sont soumis aux exigences de la REP. En outre, les emballages réutilisables qui sont rechargés ou réutilisés plusieurs fois sont soumis à la contribution à la gestion des déchets d’emballages lors de leur première mise sur le marché, mais pas après, bien qu’ils doivent être déclarés à chaque fois qu’ils sont mis sur le marché.
La législation s’applique également aux emballages de produits à emporter, tels que les sacs de transport et les contenants alimentaires mis à la disposition des consommateurs au point de vente.
Les enveloppes de format C5 ou inférieur, ainsi que les enveloppes destinées à la correspondance personnelle, sont exemptées de la contribution à la gestion des déchets d’emballages.
Certains types d’emballages particuliers sont également exemptés, notamment les seringues, les briquets non rechargeables et les stylos non rechargeables.
Producteurs
Le décret de 2014 sur la gestion des emballages définit les producteurs comme des entités établies aux Pays-Bas qui mettent des produits emballés sur le marché sous leur nom, ceux qui produisent des emballages à emporter, et toute personne en dehors des Pays-Bas qui vend des produits emballés directement aux consommateurs aux Pays-Bas.
Les producteurs doivent financer la collecte et le recyclage de tous les matériaux d’emballage et doivent informer le ministère des infrastructures et de la gestion de l’eau de la manière dont ils se conforment à cette exigence dans les six semaines suivant la mise sur le marché des produits emballés.
Au moins 74 % du poids total de l’emballage doit être constitué de matériaux réutilisés ou recyclés, et la quantité requise d’emballages recyclés augmente chaque année.
Les producteurs qui mettent moins de 50 000 kilogrammes de matériaux d’emballage sur le marché ou qui enlèvent plus de 50 000 kilogrammes après avoir importé des marchandises sont exemptés de certaines exigences en matière de REP.
Exigences
Les producteurs doivent concevoir les emballages de manière à réduire au minimum les déchets et les matériaux utilisés tout en facilitant le recyclage. Les producteurs doivent conserver les documents relatifs à ces exigences de conception et être prêts à les présenter à tout moment au ministère de l’infrastructure et de la gestion de l’eau.
Les emballages ne peuvent pas contenir une concentration totale de plomb, de cadmium, de mercure, de chrome hexavalent ou de ses composés supérieure à 100 parties par million en poids, conformément à l’annexe II de la directive européenne sur les emballages. Les emballages en plastique oxo-dégradable ne sont pas autorisés sur le marché néerlandais.
Le décret de 2014 sur la gestion des emballages contient des exigences spécifiques concernant la proportion de matériaux qui doivent être recyclés ou réutilisés pour différents types de produits, notamment le plastique, l’aluminium, le verre, le papier, le carton, le bois et les métaux ferreux. Il contient également des dispositions spéciales pour les contenants de boissons d’une capacité inférieure à trois litres.
L’étiquetage de l’emballage indiquant le matériau d’emballage doit être conforme à la décision européenne 97/129/CE et à la directive européenne 94/62/CE et doit être clairement visible même après l’ouverture de l’emballage. L’emballage doit également indiquer s’il contient des matières plastiques nocives pour l’environnement.
Organisations de responsabilité des producteurs
Verpact est l’OPR officielle aux Pays-Bas depuis 2019. Il est engagé par l’Association des municipalités néerlandaises (VNG) pour coordonner la collecte et le recyclage des déchets d’emballages, les frais associés à la REP et les rapports annuels pour les producteurs.
Rapports
Les producteurs qui mettent plus de 50 000 kilogrammes de matériaux d’emballage sur le marché néerlandais sont soumis à des obligations de déclaration et à des redevances payables à Verpact. Les exigences en matière de rapports sont définies dans la décision de 2020 sur le système de responsabilité élargie des producteurs, notamment en ce qui concerne les données relatives à la mise en œuvre du système de collecte, la quantité d’emballages produits et les informations sur les emballages réutilisés et recyclés.
Les producteurs doivent également rendre compte chaque année des activités éducatives menées pour informer les consommateurs des méthodes appropriées d’élimination des déchets d’emballages. Ces rapports doivent être remis au plus tard le 31 juillet de chaque année.
Droits et taxes
Les producteurs d’emballages doivent contribuer à l’Afvalfonds Verpakkingen (Fonds pour les déchets d’emballages), qui rembourse les coûts de collecte et de recyclage des déchets d’emballages ménagers en fonction de la quantité et du type de matériaux emballés qu’ils mettent sur le marché chaque année. Cette redevance tient compte des coûts liés à la collecte et au recyclage de chaque type de déchets.
La structure de la redevance contient des dispositions visant à encourager la réduction des emballages plastiques, y compris un taux de matériau réduit pour les emballages plastiques hautement recyclables. Les emballages utilisés en interne par une entreprise et qui ne sont pas mis sur le marché de la consommation peuvent également bénéficier d’un tarif « emballeur professionnel ».
Les supermarchés et les entités qui vendent des aliments et des boissons doivent faire payer les clients pour les contenants à usage unique s’ils contiennent du plastique. Ils ne peuvent pas non plus fournir gratuitement des sacs en plastique et doivent proposer des solutions de remplacement réutilisables.
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