Ouverture de la consultation sur la loi sur l’économie circulaire
Le plan d’action pour l’économie circulaire fait partie de l’approche de l’Union européenne (UE) visant à créer une croissance durable pour l’Europe. Adopté en mars 2020, ce plan portera sur l’ensemble du cycle de vie des produits européens, y compris leur conception et leur élimination.
Le cadre du plan consiste en une série de politiques conçues pour soutenir une économie durable et circulaire, notamment le règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR), une directive sur la réparation des biens et une directive visant à fournir aux consommateurs davantage d’informations sur la durabilité, le caractère durable et la réparabilité au point de vente.
“L’agenda circulaire de l’Europe est passé de la vision à la vérification”, a déclaré Cassidy Spencer, analyste de la recherche réglementaire chez 3E. “Au cours des deux prochaines années, il ne s’agira pas de fixer une date unique de mise en œuvre, mais de construire des chaînes de preuves qui résistent à la surveillance du marché. Cela signifie des modèles de données au niveau du produit pour les matériaux et la durabilité, des attestations de fournisseurs liées aux lots, et des chaînes de conservation vérifiables dans les points de récupération.”
Le 1er août 2025, la Commission européenne a lancé un appel à contribution pour la loi sur l’économie circulaire, qui, selon la Commission, facilitera la libre circulation des produits, des matières premières secondaires et des déchets. L’objectif de cette loi est également d’augmenter l’offre et la demande de matières premières secondaires et de déchets en doublant le taux de circularité des matériaux et en positionnant l’UE en tant que leader mondial de l’économie circulaire d’ici 2030.
Le portail “Have Your Say” est ouvert aux commentaires du public jusqu’au 6 novembre 2025, l’adoption de la loi étant prévue pour 2026. En attendant, les entreprises devraient commencer à se préparer aux avantages concurrentiels qu’offrira l’économie circulaire.
“Traitez la REP (responsabilité élargie du producteur), la conception pour la circularité et les déclarations de contenu recyclé comme des exigences de produit dans votre PLM/ERP (gestion du cycle de vie des produits/planification des ressources de l’entreprise), et non comme des rapports après coup”, a déclaré M. Spencer. “Les organisations qui mettent en œuvre des taxonomies communes, des étiquettes lisibles par machine et des contrats de recyclage obtiendront des approbations plus rapidement et convertiront la conformité en avantage financier.”
L’accord sur l’industrie propre prend de l’ampleur
Le Clean Industrial Deal (CID) répond à trois des plus grands défis de l’UE : le changement climatique, la compétitivité et la construction d’une économie résiliente. Il vise à faire de la décarbonisation une opportunité de croissance en stimulant la production dans les industries à forte consommation d’énergie, telles que l’acier et les produits chimiques, et dans le secteur des technologies propres. Il se concentrera sur un plan d’action pour une énergie abordable afin d’accélérer les énergies renouvelables, de mobiliser plus de 100 milliards d’euros pour la fabrication propre dans l’UE, de promouvoir la circularité des produits et de soutenir une main-d’œuvre qualifiée avec des emplois de qualité.
La Commission européenne a dévoilé la DIC le 26 février 2025, le jour même où elle a publié les premiers détails de la proposition Omnibus visant à simplifier la directive sur les rapports d’entreprise sur le développement durable (CSRD), la directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable (CSDDD) et la taxonomie. En tant que telle, la DIC se concentre sur la simplification des règles et l’approbation plus rapide des permis, ce qui réduira la paperasserie pour les petites entreprises et facilitera l’accès au financement. Les députés ont également insisté sur le stockage du carbone – les activités qui éliminent et stockent la pollution par le carbone de l’atmosphère – pour les industries dans lesquelles la réduction des émissions est difficile.
Des initiatives sont prévues dans les différents domaines d’intervention jusqu’à la fin de l’année 2025 et au début de l’année 2026, notamment les suivantes :
Accès à une énergie et à des infrastructures abordables
- Loi sur l’accélération de la décarbonisation industrielle
- Révision de la directive sur la taxation de l’énergie
Marchés porteurs : Stimuler l’offre et la demande de produits propres
- Communication et proposition législative sur l’écologisation des flottes d’entreprise
- Révision des directives sur les marchés publics afin d’intégrer l’utilisation de critères autres que le prix
Investissements publics et privés
- Banque industrielle de décarbonisation
- Appel phare dans le cadre d’Horizon Europe
Alimenter l’économie circulaire : Accès sécurisé aux matériaux et aux ressources
Marchés mondiaux et partenariats internationaux
- Examen complet du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ( CBAM )
- Lignes directrices sur la réglementation des subventions étrangères
Actions phares – Compétences et emplois de qualité pour l’équité sociale
Des plans sectoriels sont également prévus, notamment les suivants :
- Plan d’action industriel pour le secteur automobile
- Paquet industrie chimique
- Plan d’investissement dans les transports durables
Entrée en vigueur du règlement de l’UE sur les batteries
Au cours des deux dernières années, l’Union européenne a connu une activité considérable dans le domaine de la REP. En 2023, le règlement de l’UE sur les piles (règlement (UE) 2023/1542) a été adopté et, début 2025, le nouveau règlement de l’UE sur les emballages a suivi.
Ces deux règlements sont des règlements-cadres et sont directement applicables dans tous les États membres. Toutefois, leur mise en œuvre pratique se fera par le biais d’une série d’actes d’exécution publiés progressivement. Il en résulte des délais de mise en conformité différents, ce qui rend de plus en plus difficile pour les opérateurs économiques concernés de conserver une vue d’ensemble claire.
Il est essentiel de se tenir au courant de ces évolutions pour garantir une conformité continue et éviter les risques réglementaires.
Régulation de la batterie
Bien que le nouveau règlement sur les batteries ait été publié en 2023, l’ancienne directive sur les batteries 2006/66/CE est restée en vigueur. Cette situation a changé le 18 août 2025. À partir de cette date, la directive sur les piles est abrogée et le règlement sur les piles est le principal instrument législatif pour les piles et les déchets de piles dans l’UE.
Voici un aperçu de toutes les nouvelles règles qui sont entrées en vigueur le 18 août 2025 :
- Exigences en matière d’étiquetage
Toutes les piles mises sur le marché de l’UE doivent être marquées d’un symbole indiquant qu’elles doivent être collectées séparément. Le marquage “CE” sera également requis pour démontrer la conformité au règlement. Des dispositions supplémentaires seront prévues dans les futurs actes d’exécution afin d’établir des spécifications harmonisées pour les formats d’étiquetage, les dimensions et le positionnement.
- Obligations en matière de gestion des piles usagées
Les fabricants, les importateurs et les autres acteurs concernés doivent se conformer aux règles de gestion des piles usagées. Celles-ci comprennent des obligations concernant la collecte, le traitement et la déclaration des piles usagées.
- Méthodes de collecte et de traitement
La Commission devrait adopter des actes d’exécution définissant des méthodes d’évaluation et des conditions opérationnelles pour évaluer la collecte, la préparation en vue du réemploi et le recyclage des piles usagées. Ces mesures visent à favoriser une mise en œuvre harmonisée dans les États membres.
- Ajustements de l’EPR
Les États membres doivent veiller à ce que les filières REP existantes, en particulier celles mises en place avant le 4 juillet 2018, soient conformes aux exigences actualisées de l’article 8 bis, paragraphe 7, de la directive-cadre sur les déchets (directive 2008/98/CE). Il s’agit notamment de clarifier les responsabilités financières, d’établir des indicateurs de performance clairs et de mettre en place des mécanismes de contrôle appropriés.
- Mesures nationales d’exécution
Les États membres doivent établir et communiquer les sanctions applicables aux violations du règlement. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées et dissuasives, conformément aux exigences.
| Domaine d’obligation | Description de l’article | Article |
| Étiquetage | Symbole de collecte sélective + CE + QR readiness | Art. 13, 16, Annexe VI |
| Étiquetage harmonisé (via l’acte d’exécution) | Spécifications pour le positionnement des symboles, la lisibilité, etc. | Art. 13(5) |
| Obligations en matière de gestion des piles usagées | Début des obligations de collecte, de traitement et de déclaration | Art. 56-77 (Chapitre VIII) |
| Méthodes de collecte et de traitement | Méthodes et conditions techniques (à adopter) | Art. 76 |
| Ajustements de la REP | Adaptation nationale à la directive-cadre sur les déchets | Art. 92 |
| Mesures nationales d’exécution | Des règles nationales doivent être mises en place | Art. 93 |
Report du contrôle préalable de la batterie
Le règlement européen sur les batteries introduit des obligations de diligence raisonnable pour les opérateurs économiques impliqués dans la chaîne d’approvisionnement en batteries. Ces obligations devaient initialement s’appliquer à partir du 18 août 2025. Toutefois, le 18 juillet 2025, le Conseil a officiellement adopté une mesure juridique visant à reporter l’application des obligations de diligence raisonnable. La décision reporte effectivement la date de mise en œuvre de deux ans, reportant le début des obligations au 18 août 2027. Ce report vise à donner plus de temps pour élaborer des orientations et des mécanismes de mise en œuvre, ainsi que pour aligner les règles de diligence raisonnable en matière de batteries sur le cadre réglementaire plus large de la directive sur le devoir de diligence raisonnable en matière de développement durable des entreprises (DDDD).
Le règlement européen sur les batteries entrant progressivement en vigueur, d’autres obligations deviendront applicables au cours du dernier trimestre de 2025.
Notification des autorités compétentes
D’ici le 18 novembre 2025, les États membres doivent notifier à la Commission européenne les noms et les coordonnées des autorités compétentes chargées de faire appliquer les dispositions relatives à la gestion des déchets de piles et d’accumulateurs. La notification doit concerner les autorités nationales et régionales chargées de la mise en œuvre et de la surveillance du règlement. Cette mesure vise à clarifier les responsabilités et à permettre une coopération transfrontalière, en particulier dans des domaines tels que les transferts de déchets, l’application et le contrôle de la conformité.
Objectifs d’efficacité en matière de recyclage
À partir du 31 décembre 2025, les installations de recyclage devront se conformer à la première phase des seuils d’efficacité minimale pour le traitement des différentes compositions chimiques des piles. Les rendements de recyclage requis sont les suivants :
- Batteries au plomb-acide : 75 % en poids moyen
- Batteries à base de lithium : 65 % en poids moyen
- Piles au nickel-cadmium : 80% en poids moyen
- Autres types de piles : 50 % en poids moyen
Les exploitants devront démontrer leur conformité au moyen de méthodes de calcul et de structures de déclaration documentées, qui devraient être clarifiées par de futures mesures de mise en œuvre.
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